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THE ELDERBERRIES
En France, en 2006, dans le dernier pays au monde où un producteur de rock aurait pensé chercher la relève du hard, émerge un groupe qui, inspiré de ses glorieux aînés relance l’intérêt de nos concitoyens pour le noble art du rock fort : THE ELDERBERRIES. Des concours d’Air Guitar fleurissent au 4 coins de la France, un éditeur de jeux vidéos peu scrupuleux lance un produit qui permet de jouer de la guitare devant sa télé, bref, le mouvement est lancé, plus rien ne pourra l’arrêter.
A l’heure où tout part en couilles, où nos retraites et nos Codevi ne sont plus garantis, sur quoi se reposent les français ? les valeurs sures, les vieux ! il paraît qu’AC/DC et Metallica ont sorti un album ? Super, Led Zep va effectuer une nouvelle tournée, génial ! mais en 2009, THE ELDERBERRIES pourraient bousculer la hiérarchie établie. Comme un fils qui tue le père, les 5 gamins (16 ans lorsqu’ils sont repérés par les labels Sophiane et Nophono) s’apprêtent à déferler dans nos transistors pour rappeler qu’avant d’être vieux, les vieux avaient été jeunes… et beaux… Canada, Angleterre, France, les ELDER viennent d’horizons aussi divers que leur 1er album,Nothing Ventured Nothing Gained, un manifeste hard condensant Stooges, Led Zep et beaucoup AC/DC… car la voix de Chris Boulton fait immanquablement penser à celle de Brian Johnson, et qui leur a permis de décrocher l’enfer, avec Hellphone, film rock’n’roll dont ils ont fait la B.O. Mais aujourd’hui tout est différent, c’est une nouvelle page de l’histoire qui commence. Car leurs devoirs terminés (plus de 200 dates), les 5 chevelus (et moustachus…) se sont remis au boulot, avec le bac rock en vue, option section rythmique de tueurs. La mention très bien est pas loin… Un nouvel album qui sent toujours la sueur, mais mixé – esprit de contradiction oblige – par le producteur et ingénieur du son de U2, Travis et Coldplay (Steve Orchard).
Mais ne vous inquiétez pas, Ignorance & Bliss a de quoi faire définitivement exploser les à priori sur la nouvelle musique du diable. Bikini avec ce son puissant et précis nous prouve que le travail de leur mentor Denis « Big Dee » Clavaizolle a porté ses fruits.
Ce nouvel album est la synthèse entre une maturité acquise sur la route, des influences parfaitement digérées et la fraîcheur de leurs jeunes années. Visions, un des morceaux clés, te transporte entre le heavy de The Datsuns et la pop progressive que toucha Led Zep sur III, alors que le single Lost My Way est déjà un classique du groupe avec un riff imparable qui dégouline dans les écouteurs de ton Ipod !
Alors je pourrais vous dire que Bon Scott, de là-haut, a adoré, que James Hetfield est fan, que si Robert Plant a refusé la tournée de reformation, c’est parce qu’il ne se sentait plus dans le coup après avoir écouté le disque. Je pourrais vous dire que Johnny Hallyday arrête sa carrière à cause des Elder, et rien que pour ça, on devrait les remercier, je pourrais vous dire que PPDA a été viré parce qu’il a refusé de parler du nouvel album et qu’Obama a été élu sur la promesse de remplacer l’hymne américain par Lost My Way, déjà dispo sur leur MySpace mais tout ça n’a pas d’importance, It Doesn't Really Matter, une tuerie aux accents pop, 1er single prévu début Février… ce qui compte, c’est le coeur, les tripes, les guitares, la sueur et les balls maaan… Début Mars, une nouvelle ère est en marche, pensez à prendre votre ticket…
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